1989, Conseil National de la JEC, Rapport Moral
Avant de conclure, et comme
annoncé plus haut, voici le Rapport Moral présenté par la responsable nationale de la JEC Gabonaise, au terme de son mandat. C’était à Libreville, en 1989, lors du Conseil National de ce
mouvement. Ce rapport riche en détails sur le travail accompli durant deux années, vous permettra de comprendre un peu mieux encore, et l’organisation du mouvement, et le climat dans lequel ont
germé les propositions contenues dans la dernière partie : « Si c’était à refaire ».
La responsable nationale, Georgette Ngabolo (à droite),
pendant le Conseil National 1989
RAPPORT MORAL
(Extrait du Rapport Final du Conseil National
de la JEC Gabonaise, juillet 1989)
Chers jécistes
Nous voici au terme de notre mandat, et donc au terme de la tâche que vous nous avez assignée lors du dernier Conseil National.
Il revient au responsable national du mouvement de présenter le bilan des activités effectuées par l'équipe nationale durant les deux ans d'exercice. C'est dans cette perspective que je présente
aujourd'hui le Rapport Moral du Bureau National qui s'articule autour des axes suivants : formation, spiritualité, extension, documentation, finances, option pour les pauvres, relations, vie de
l'équipe, propositions. Ceci, conformément aux orientations votées au précédent Conseil National et aux plans d'actions proposés par le Bureau National (B.N.).
I. FORMATION
1. Journées de formation
Pendant deux ans, le B. N. s'est efforcé de proposer aux jécistes du Gabon des thèmes de formation basés sur la connaissance du
mouvement et sur la connaissance de la Bible, afin de réaliser des journées de formation à raison d'une par trimestre. De ce fait, nous avons vu des journées de formation se réaliser dans tout le
pays et certains membres du B. N. ont pu participer à quelques unes d'entre elles : à Libreville et à Franceville. Nous avons également reçu les rapports des coordinateurs (cf. Trait d'Union).
Nous pouvons déjà exprimer notre satisfaction à l'égard du travail effectué par les coordinateurs et les comités de base dans ce domaine.
2. Les "Trois Etapes"
Le B. N. par ses coordinateurs et ses chargés de formation n'a pas hésité à stimuler les jécistes à effectuer le travail sur les
"Trois Etapes". Au terme de ce travail, des cérémonies de remise de carte et des cérémonies d'engagement ont eu lieu à Libreville, Franceville, Koulamoutou, etc. Signalons de plus qu’une
cérémonie d'engagement vient d'avoir lieu à l'ouverture du présent Conseil National. Le rapport du chargé de la formation sera plus explicite sur ce domaine.
3. Session de formation
Faute de moyens financiers, la session de formation prévue en juillet 1988 n'a pas eu lieu. Cependant l'équipe nationale a jugé
utile de se retrouver en une mini-session de formation en juillet 1989. Cette semaine de réflexion, de prière et de détente nous a permis d'aborder des sujets parfois oubliés lors des réunions
hebdomadaires, et de partager au niveau de la prière et de notre vie personnelle. L'équipe nationale a été ravie de partager pendant ces quelques jours.
II. SPIRITUALITE
En partant du fait que la spiritualité du mouvement est la rencontre du Dieu Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, dans nos
récollections, nos actions transformatrices, nos célébrations d'actions, nos prières individuelles, l'équipe nationale a insisté pendant deux ans sur les points suivants :
1. Les récollections
Comme pour les journées de formation, nous avons proposé aux comités de base des thèmes de récollection. En 1987 - 1988, c'était
les grands moments de la vie liturgique : Noël, Pâques, Pentecôte. En 1988 - 1989, les thèmes furent : croire, un invisible qui habite le visible; la foi qui fait bouger les montagnes; des signes
visibles pour montrer l'invisible.
Ces récollections trimestrielles ont été réalisées par la plupart des comités de base et le B.N., par l'intermédiaire de son
aumônier, a animé certaines d'entre elles à l'intérieur du pays, précisément à Port-Gentil et à Franceville.
De plus, à Libreville, en 1987 - 1988, le B.N. a organisé toutes les journées de récollection. En 1988 - 89, il a assisté à
celles organisées par la coordination.
Nous ne manquerons pas de signaler que nous avons reçu plusieurs comptes - rendus et nous pouvons citer ceux de : Ndendé,
Tchibanga, Franceville, Mimongo, Port-Gentil, Makokou, Oyem, etc...
2. Les célébrations d'actions
Beaucoup de comités ont répondu favorablement à l'appel du B. N. C'est ainsi que certains comités ont pu organiser des
célébrations d'actions. A titre d'exemple, en 1987 - 1988, les comités Sainte Marie, Quaben et St. Pierre ont organisé une célébration d'actions, commune, de même que les comités d'Akébé. Le B.
N. a également fixé une date nationale de célébration d'actions (le 17 avril). Ceci dans le but de stimuler, d'encourager les jécistes à célébrer davantage leurs actions.
Cette année, le B. N. s'est abstenu de fixer une date nationale afin de laisser les comités libres de célébrer leurs actions en
fonction de leur programme d'activités. Nous avons été satisfait de voir les comités célébrer leurs actions sans la seule stimulation du B. N.
En février 1989, le B. N. a pris part à quelques jours de récollection chez les soeurs clarisses, en compagnie de la coordination
de Libreville et de la responsable de la JEC Universitaire.
III. EXTENSION
En deux ans, le B. N. a pu adresser des lettres aux chefs d'établissements et aux curés de paroisses afin d'étendre le mouvement.
La présence d'un coordinateur dans chaque province n'a fait que faciliter et concrétiser l'action du B. N. dans ce domaine. Ainsi, en 1987 - 1988, nous avons vu naître de nouveaux comités dans
les provinces suivantes :
Estuaire (Libreville) : Lin Hugues, Okala, Sainte Marie, Saint Pierre, Nzeng Ayong, S. N. I., Unité, Saint David, Sotéga.
Des tentatives ont été faites à Saint André, à Notre Dame des Victoires et à Likouala, mais ces derniers comités ont disparu, faute d'encadreurs et de dynamisme des jeunes. Nous avions donc au
total, 22 comités JEC à Libreville.
Ogooué Maritime (Port-Gentil) : après une période d'assoupissement, le mouvement a pu démarrer grâce au nouveau coordinateur
de l'époque. Trois nouveaux comités sont nés : Saint Lambert, Don Bosco, Raponda.
Haut Ogooué : des contacts ont été pris avec certains étudiants de l'U.S.T.M. en vue de lancer la JEC à l'université. De
plus, le coordinateur de cette province a essayé de redynamiser les comités de Moanda, Bakoumba et Mounana.
Ogooué Lolo (Koulamoutou) : la présence du Père Armand Fessi a donné naissance à quatre comités : Lumière, Nana, La Croix,
Eclipse.
Ngounié : deux nouveaux comités sont nés : Mimongo et celui du Lycée d'Etat de Ndendé, mais ce dernier a disparu par la
suite.
Woleu-Ntem : nous avons noté, à cette époque, grâce à la coordinatrice et à l'aumônier des jeunes, la création d'un nouveau
comité au Lycée d'Etat. Des contacts avaient été pris en vue de lancer la JEC à Minvoul et à Mitzic.
Nyanga : la coordinatrice a pris des contacts en vue de lancer la JEC à Moabi.
Ogooué Ivindo : création d'un comité à Makokou.
Moyen Ogooué : nous avons pris des contacts avec des jeunes du Lycée d'Etat et du Juvénat afin de lancer le mouvement à
Lambéréné.
Bref, le mouvement a donc existé, en 1987 - 1988, dans huit provinces du Gabon et le Bureau National s'est efforcé d'encourager
ces nombreux comités JEC.
En 1988 - 1989, les coordinateurs ont été maintenu et l'extension a continué. Malgré la disparition de certains comités, nous en
avons vu naître d'autres : à Libreville (Sainte Thérèse), à Akiéni, à Okondja, à Mouila (Saint Martin et Val Marie). Quelques jécistes de l'U.S.T.M. ont rejoint les jécistes de Mingara.
Aujourd'hui, le mouvement compte une quarantaine de comités (41), répartis dans tout le pays. Nous espérons que le nombre sera
encore plus important l'année prochaine.
IV. Documentation
Depuis septembre 1987, le Bureau National a fait paraître plusieurs documents qui servent à la formation des jécistes. La
confection de ces documents a pu se réaliser grâce à la disponibilité des membres du B. N. et à l'aide du matériel fourni par l'ambassade du Canada.
Nous avons également reçu plusieurs documents de la part de la JEC-I, de la Coordination panafricaine et des autres JEC
d'Afrique. Nos archives sont ainsi renflouées. Le rapport sur la documentation sera plus détaillé et présentera la situation actuelle du mouvement dans ce domaine.
V. Finances
Les cotisations des jécistes, l'auto-financement du 12 mars, les subventions de la FECAM (FEdération CAtholique des Mouvements)
et les quelques dons que nous recevons, sont les sources des revenus du mouvement. Cet argent permet au B.N. d'organiser certaines journées, de payer une partie des déplacements des membres du
B.N. à l'intérieur, de confectionner et d'acheminer le courrier et les documents, de payer nos cotisations à la JEC-I, à la Coordination Panafricaine, et à la FECAM, d'aider les coordinations,
d'organiser le Conseil National, d'aider les jécistes qui se rendent aux invitations des mouvements frères (Cameroun, Côte d'Ivoire...).
En effet, le B.N. a participé financièrement à la vie de certaines coordinations : Libreville, Franceville, Mouila. Lors de la
visite d'un membre du B.N. à l'intérieur, nous n'avons pas hésité à apporter notre contribution à l'organisation d'une manifestation. Je m'abstiens ici de faire une liste exhaustive des dépenses
effectuées par le B.N., étant donné que c'est le but du rapport financier. Ceci n'est qu'un exemple des dépenses.
VI. Option pour les pauvres
Depuis 1978, les jécistes du monde entier ont fait « option pour les pauvres ». C'est dans cette optique que ceux du
Gabon ont choisi le cadre scolaire pour observer avec minutie les causes des échecs scolaires, afin d'agir en faveur des élèves en difficultés.
La Campagne d'Année est le moyen que nous avons utilisé pour appréhender le problème de l'échec scolaire au Gabon. C'est ainsi
que pendant deux ans nous l'avons intitulée successivement : « Pour une JEC plus engagée et solidaire des pauvres » et « La JEC dans la famille, dans le milieu scolaire, dans la
société, quel engagement et quelle action à la suite du Christ? ».
A Libreville comme à l'intérieur on a entendu parler d'échec scolaire et des débats ont été organisés par le B.N. (juin 1988) et
par certains comités (Okala). Nous avons également reçu la synthèse des réponses relatives à l'enquête effectuée par les comités de base auprès des familles, de l'administration scolaire, des
professeurs et des élèves, etc. Cependant nous déplorons le retard avec lequel ces réponses nous sont parvenues. Ceci a retardé énormément le travail du B.N.
Le Noël Jéciste ou encore, les aides individuelles des comités aux personnes démunies, sont un autre moyen d'être en contact avec
les pauvres. En effet, le Noël Jéciste qui était le plus souvent organisé à Libreville, est organisé depuis deux ans par tous les comités du Gabon. Cela grâce à l'effort entrepris par le B.N. qui
a proposé un modèle de journée aux comités de l'intérieur.
C'est ainsi que nous avons vu les jécistes de Libreville, en compagnie de Monseigneur Anguilé, organiser des jeux, des saynètes,
des danses, donner des cadeaux aux malades de Melen en décembre 1987;
les jécistes de Ndendé aller au Centre Médical de la dite localité, ou le B.N. qui vient de faire un don de vêtements aux malades
de la psychiatrie de Melen (juin 1989), etc.
Certains comités JEC ne sont pas restés insensibles au problème des personnes plus démunies ou abandonnées. C'est le cas des
comités Nesny, Nzeng Ayong, Tchibanga, Bitam, Saint Pierre, etc.
Toutes ces bonnes actions prouvent notre attention à l'égard des pauvres, mais il serait souhaitable et nécessaire que nous
menions davantage d'actions transformatrices en faveur de ces derniers.
VII. Aumônerie
Le mouvement a fait d'énormes progrès en ce domaine. En effet, nous avons vu pendant deux ans la participation aux activités du
mouvement de nombreux curés de paroisses, de religieuses, de séminaristes, de coopérants français et de laïcs que nous appelons "conseillers".
Dans le souci de former des aumôniers pour les mouvements, la FECAM a organisé à Libreville une session des aumôniers, en mars
1988. Les aumôniers de notre mouvement venus de Libreville, de Tchibanga et Oyem y ont participé efficacement et l'aumônier panafricain, le Père Coulée nous a honorés de sa présence.
Du 22 au 31 août 1988, une autre session des aumôniers JEC d'Afrique Centrale cette fois, a été organisée à Yaoundé par la
Coordination Panafricaine. Notre pays était représenté par le P. Guy Boulbin et Sylvestre Eves de Libreville, par le Père Lambert et Emilienne de Tchibanga, et par la sœur Yolande de
Bitam.
Récemment, en juin 1989, une session pour les aumôniers de toute l'Afrique a été organisée par la Coordination Panafricaine à
Abidjan. Le P.Guy Boulbin a représenté l'aumônerie gabonaise, en remplacement de l'aumônier national souffrant.
De plus, nous recevons régulièrement la lettre aux aumôniers en provenance du secrétariat panafricain et l'aumônier national
n'hésite pas à écrire aux aumôniers des comités de base quand l'occasion se présente.
VIII. Relations
1. Avec la hiérarchie.
Pendant notre exercice, nous avons eu l'occasion de rencontrer les évêques de notre pays, lors de leur passage à Libreville ou
lors de nos visites à l'intérieur du pays.
En 1987 - 1988, nous avons invité Monseigneur Anguilé à participer au Noël Jéciste et nous l'avons également rencontré lors du
passage du Père Coulée à Libreville. Pendant le séjour de Monseigneur Mvé à Libreville, nous avons eu l'occasion de discuter avec lui. La responsable nationale, lors de son passage à Franceville,
en novembre 1987 a eu un entretien avec Monseigneur Makouaka qui a également clôturé la rencontre des jécistes de cette localité à cette date.
En dehors de ces rencontres ou entretiens, nous avons adressé régulièrement, aux quatre évêques, nos bulletins de liaison.
Signalons aussi que nous avons pris part à l'entretien organisé par la FECAM entre le nonce apostolique et les responsables
nationaux des mouvements, entretien auquel participait Monseigneur Anguilé et au cours duquel la JEC a eu la possibilité de poser le problème de l'aumônerie universitaire.
Cette année, les relations avec les évêques ont continué : les comités de Ndendé et Mouila ont rencontré Monseigneur Obamba, lors
d'une journée. Le B.N. a aussi eu l'occasion de rencontrer Mgr Anguilé afin de lui présenter la situation actuelle de la JEC Universitaire. Nous pouvons nous réjouir aujourd'hui d'avoir renforcé
les relations avec nos évêques. Elles restent toujours à approfondir.
2. Avec la JEC Internationale.
Pendant l'exercice 1987 - 1989, le B. N. a essayé de développer les relations de travail et d'amitié avec la JEC Internationale.
Nous leur avons fait parvenir régulièrement des correspondances et notre documentation. De plus, lors de son séjour en France l'aumônier national a rendu visite à la JEC Internationale. Nous
avons également payé nos cotisations. Nous avons aussi reçu en retour, de la JEC Internationale la documentation (Bulletin de liaison, Rapport Final du Conseil mondial) et le courrier dont le
contenu vous a souvent été livré dans le "Trait d'Union".
3. Avec la Coordination Panafricaine
Nous entretenons de bonnes relations : échange de courrier, de documentation, participation aux sessions des aumôniers. De plus,
l'aumônier panafricain nous a rendus visite. Il a participé à une session des aumôniers et visité certains comités de Libreville (Okala, Rachel, Aînés, Mistoul). Il a également participé à
l'autofinancement du 12 mars 1988, rencontré la JEC Universitaire, le B.N., présidé la récollection des jécistes de Libreville en mars 1988 et rencontré Monseigneur Anguilé. Les relations sont
donc excellentes. De plus, nous payons régulièrement nos cotisations et notre aumônier national et l'aumônier panafricain ont passé quelques jours en France ensemble en février 1989.
4. Avec les comités de base.
En dehors du Trait d'Union et des correspondances, les visites sont un autre moyen que le B.N. utilise pour établir des contacts
avec les comités de base.
En ce qui concerne les visites : à l'intérieur, nous avons visité en 1987 - 1988, les comités de Port-Gentil, Mouila, Ndendé,
Tchibanga, Franceville, Oyem. A Libreville, cette même année les membres du B.N. ont encadré de nouveaux comités : St. Pierre, S. N. I, Ste Marie, Likouala, et nous avons pris le temps
d'organiser la Journée d'accueil, les journées de formation et de récollection. Nous avons visité les autres comités, faute d'une équipe de coordination.
Cette année 1988 - 1989, nous n'avons effectué aucune visite bien que nous ayons pris des contacts pour visiter les comités de
Koulamoutou. Ceci pour plusieurs raisons : manque de disponibilité des membres du B. N., de certains comités de l'intérieur, maladie de l'aumônier.
En ce qui concerne le courrier : nous nous sommes efforcés d'organiser la correspondance avec les comités de l'intérieur. C'est
ainsi que pendant deux ans, chaque membre du Bureau était chargé de correspondre avec un ou deux comités de l'intérieur. Cependant, nous nous sommes heurtés au problème d'affranchissement, de
distribution et parfois du manque de disponibilité de membres du Bureau, pris par leurs études. Nous reconnaissons ici nos insuffisances dans ce domaine et remercions déjà les comités qui ont su
à cette époque nous faire des remarques à cet effet. Cependant, nous avons reçu régulièrement des correspondances des comités de l'intérieur et les rapports des coordinateurs. Nous espérons qu'à
l'avenir, le courrier sera plus régulier et que toutes les provinces seront visitées par la prochaine équipe.
5. Avec les autres mouvements et la FECAM.
Au niveau de Libreville, nous avons participé aux activités de la FECAM et invité les GEN et les Chevaliers de Marie au Noël
Jéciste et à la Journée d'accueil. A Port-Gentil, les jécistes ont organisé des rencontres avec les GEN et les jeunes protestants. A Mouila, les CV - AV et les GEN ont été invités à une Journée
d'accueil et les jécistes travaillent cette année en collaboration avec les autres mouvements de cette localité. Les jécistes d'Oyem et de Bitam ont pris part à la marche des jeunes organisée par
le clergé. A Bitam, les jécistes ont participé avec les Gen et les Jeunes du monde à une journée de réflexion.
Bref, partout les jécistes ont été en contact avec les jeunes des autres mouvements. A Libreville, le B.N. a rencontré des
responsables internationaux et panafricains des mouvements CV-AV et JOC. Les relations entre le B.N. des CV-AV et celui de la JEC sont bonnes. L'organisation de ce Conseil National commun le
prouve.
Le responsable national des CV - AV
La responsable nationale de la JEC
6. Avec les autres JEC.
Pendant deux ans, nous avons échangé des correspondances, des documents avec les autres mouvements JEC du Cameroun, du Mali, de
la Côte d'Ivoire, du Burkina Faso, de la R.C.A., du Tchad et de la Guinée (Conakry).
De plus, la JEC Gabonaise a pris part aux manifestations organisées par les jécistes de Côte d'Ivoire en juillet - août 1988 :
session d'étude JEC-U et camp chantier.
IX. Vie de l'équipe
Au sortir du Conseil National 1987, le B.N. comprenait 9 membres :
Président : Georgette Ngabolo
Secrétaire : Mengue Abessolo Louise
Commissaire aux comptes : Mokabi Anderson
Trésorier : Mintsa Owono Pamphile
Formation : Ombango Richard
Trait-d'Union : Olga Sougou
Archives : Gaston Obame
Aumônier : Père Gérard
Conseiller : Benjamin Mouguengui
Nous avons par la suite enregistré des départs qui ne nous ont pas empêchés de continuer notre tâche et de travailler en équipe.
Nous avons alors jugé utile de coopter de nouveaux jécistes au B.N. Il s'agissait de Yvette Ndjali et Félicien Mintsa à la documentation et de Patience Oké à la formation. Nous avons donc formé,
l'année 1987 - 1988, une équipe de 9 membres avec comme nouveau secrétaire Mokabi Anderson. Cette année, nous avons enregistré deux départs : Félicien et Gaston qui nous ont quittés car ils
ont trouvé du travail. Au cours de nos réunions hebdomadaires, nous avons eu l'occasion d'accueillir des aumôniers, des jécistes et des coordinateurs de l'intérieur, lors de leur passage à
Libreville. Ceci nous a permis de faire connaissance et d'avoir des nouvelles des comités.
Nous avons travaillé la plupart du temps en équipe, en collaboration avec la coordination et les aumôniers de certains comités de
Libreville. Malgré certains aléas, nous nous sommes efforcés d'assurer au mieux nos responsabilités en dépit de nos études.
X. Divers
Nous avons pendant ces deux ans, établi des relations avec l'ambassade du Canada. Cette dernière nous a aidé en nous fournissant
du papier, de l'encre à photocopier, une machine à écrire et du matériel de bureau. Je profite de cette occasion pour leur adresser au nom de l'équipe nationale, nos sincères
remerciements.
Nous avons essayé de lancer une Amicale des anciens jécistes. Pour cela, nous avons adressé des lettres à ces derniers, et nous
avons convoqué une réunion lors de la visite du P.Coulée. Mais nous avons été déçus par le comportement réticent de certains anciens.
Le problème de la boite postale n'a pas été oublié. A cet effet, nous avons, en novembre 1987, adressé une demande à la poste,
mais malgré nos démarches, celle-ci est restée sans suite.
Nous avons posé à la FECAM et à Mgr Anguilé, le problème du local JEC. Ce dernier a par la suite attribué un terrain à la
FECAM.
XI. Propositions
Après avoir passé deux ans à la tête du mouvement, je voudrais ici faire quelques propositions à la prochaine
équipe :
- Lutter pour qu'il y ait toujours un véritable travail d'équipe et un esprit d'amitié et de confiance.
- Développer de plus en plus les relations avec la hiérarchie en faisant davantage participer nos évêques aux activités du
mouvement.
- Entretenir des contacts avec les séminaristes, ceci dans le but d'aider les comités JEC et de former de futurs
aumôniers.
- Maintenir les relations, les échanges de documents et d'expériences avec la JEC-Internationale, la JEC Panafricaine, les autres
JEC et les autres mouvements.
- Maintenir les coordinations au sein des provinces afin de permettre au B. N. d'effectuer un véritable travail de coordination
nationale.
- Faire un effort pour visiter les comités de l'intérieur en insistant sur la contribution financière des membres du B. N.
- Développer davantage la célébration d'actions et le partage d'évangile au sein des comités, et maintenir l'idée de célébration
nationale.
- Insister sur la signification des cérémonies d'engagement et d'affiliation pour les jécistes.
- En faveur des pauvres et des malades, dépasser les actions caritatives pour arriver à davantage d'actions transformatrices en
impliquant les parents par exemple.
- Développer chez les jécistes l'esprit de solidarité envers les jécistes d'autres mouvements opprimés : les jécistes d'Afrique
du sud en particulier.
- Créer chez les jécistes l'esprit critique et non l'esprit de critique.
En conclusion
Voilà le travail effectué en deux ans par le B.N. Les rapports de la documentation, des finances, de la formation et des
coordinations présenteront avec minutie les points évoqués dans le présent rapport. Je voudrais, au nom de l'équipe, vous dire notre satisfaction par rapport au travail accompli par les comités
pendant notre mandat. Nous espérons que le nôtre vous a satisfait également.
Par la même occasion, je voudrais remercier tous ceux qui de près ou de loin ont participé à la réalisation de ce 17ème Conseil
National : les jécistes et leurs aumôniers, les sœurs de l'Immaculée et les sœurs de Sainte Marie, le doyenné de Libreville, les CV-AV, l'ambassade du Canada, les exposants et toutes les sociétés
qui nous ont apporté une aide matérielle.
Personnellement, je remercie le mouvement après ces dix années de militantisme. Grâce à lui j'ai pu m'épanouir et devenir une
jeune fille accomplie, capable de s'affirmer. Le plus important reste pour moi aujourd'hui : la pédagogie et la spiritualité du mouvement qui m'ont énormément aidée à résoudre les difficultés que
j'ai rencontrées dans ma vie quotidienne.
Puisse le Christ nous aider à porter notre croix pour que nous ne cessions d'être ses témoins chaque jour de notre vie.
Georgette Ngabolo,
Responsable nationale
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Au cours des années 80, nous avions réalisé ce montage diapos pour expliquer la JEC aux nouveaux :
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N.B. Les diapos et la bande son datent de ces années ....