Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 15:59
 Didier Kaba, Canada
 
Mes impressions après avoir lu « La joie de vivre en communauté »
 
 
Préliminaire
Après avoir lu ton livre, Gérard, je me sens un peu comme un témoin privilégié. Je me sens comme quelqu’un qui revoit un film dans lequel il a participé sans jamais réaliser la portée et la valeur des séquences vécues. En lisant et en méditant sur certains aspects que tu évoques dans le livre, je ne peux que m’en vouloir de n’avoir pas toujours compris le sens de nos engagements et de nos activités, et je ne peux pas m’empêcher de penser à «nos actes manqués».
 
Avec le recul, je vois que nous aurions pu faire mieux, même si nous avons tout de même des réalisations très intéressantes. Cela m’amène à penser qu’il y a certainement des choses à faire, des personnes à sensibiliser et des actes à poser afin que le projet de société que nous défendons, l’idée de l’Église que nous avons toujours eue, se pérennisent. Plusieurs concepts que tu abordes dans le livre me questionnent, même si ce ne sont pas des réflexions nouvelles; et je crois que je n’avais pas encore réalisé l’immensité de la richesse accumulée au cours des années de sessions de formation, de récollections et de retraites.
 
Mon propos ne sera pas une fiche de lecture académique car je suis trop impliqué émotivement dans ta démarche. Aussi, je tiens juste à te partager mes impressions et les flashs que certaines de tes réflexions ont suscité en moi. Je parlerai de l’apport de «l’Action catholique» ou de la «Théologie de l’action», je crois bon de qualifier comme-ça l’approche qui nous a orienté. Cela ressort dans la première partie de ton livre. Ensuite j’aborderai «le rôle du Prêtre au service de la communauté» et comme responsable de la «Communion ». C’est une partie qui m’a beaucoup interpellé et qui me fait comprendre que plusieurs chrétiens n’ont pas encore bien conscience du rôle effectif du Prêtre qu’on a trop tendance à considérer comme une personne à part, en tout cas, bien différente du commun des mortels. La dernière partie que tu as écrite fait état de l’amalgame que l’on fait entre «les dogmes et les pratiques sociales et traditionnelles dans l’Église». Là également, il y a certainement matière à clarification.
Je terminerai mon texte par des réflexions très personnelles et des suites à donner à ton livre.
 
I. L’Action Catholique ou la théologie par l’action militante
La première partie de ton livre fait bien ressortir le rôle très important qu’a joué la JEC dans ton engagement en tant que Prêtre. Même si tu t’étends plus sur l’apport de la JEC, je vois avec beaucoup de satisfaction que tes expériences comme jéciste, scout, séminariste et surtout comme responsable de l’ACE à Villejuif, ont été évoquées comme faisant partie de ce qui a constitué la toile de fond de ta formation initiale. Cela m’amène à dire que l’Action catholique a toujours été le berceau de ton engagement en Église, comme c’est le cas pour plusieurs d’entre nous. Je crois qu’il est difficile de s’engager réellement et efficacement sans aucune philosophie pour gouverner notre action ou pour donner de la saveur à notre foi. La formation que nous recevons comme chrétien au catéchisme nous amène-t-elle à prendre conscience de l’importance d’inscrire notre foi dans une pratique chrétienne exemplaire et d’en être conscient? Pour ma part, je ne le crois pas. Comme le disait un illustre Aumônier CV-AV sénégalais : «Pour plusieurs chrétiens et chrétiennes, il n’y a pas eu d’Évangélisation, mais bien Christianisation». Selon ce que je peux comprendre de cette affirmation, la Parole de Dieu, qui est Bonne Nouvelle, a été «Plaqué» sur des vieilles pratiques et croyances, sans jamais qu’elle ne germe et ne fleurisse dans nos vies et dans nos cœurs…
 
Je sais que suivre le Christ nécessite des sacrifices et des renoncements, mais c’est aussi une démarche fondamentalement philosophique qui nécessite que l’on ait une approche qui encadre notre engagement vis-à-vis du Christ. L’Action Catholique est une approche parmi tant d’autres. Durant tout ton sacerdoce à Akébé et ton accompagnement comme aumônier de la JEC, des CV-AV et des communautés d’adultes d’Akébé, tu t’es efforcé de donner un message très en phase avec la philosophie de l’Action Catholique. «Il n’y a pas de foi sans actes» dit Saint Jacques. Vivre en communauté, mais vivre surtout selon l’Évangile du Christ qui nous invite chaque jour à avoir une foi active, a toujours été ton leitmotiv quotidien. Je sais que quelques fois ce que tu voulais faire passer comme message passait très mal étant donné que les jeunes, les adultes et les fidèles d’Akébé manquaient de recul nécessaire, étant habitué à l’ancien catéchisme et à réciter des prières… Mais à forces de travail acharné, de persévérance et de formation, le message est passé… du moins, je l’espère…
 
L’Action Catholique qui, à mon avis, se résume dans une approche théologique orientée vers l’action transformatrice, est un moyen efficace de prendre part, de façon active, à la transformation du monde en Royaume de Dieu. Mais l’approche, ou encore l’ensemble des méthodes ne peuvent être efficaces que si les utilisateurs et utilisatrices comprennent le bien fondé de celle-ci. Je crois que, malheureusement, certains n’ont pas compris ce qu’on faisait… Peut-être que ces personnes auraient-elles été sensibles à d’autres moyens ou à d’autres méthodes? Je pense à nos amis qui nous ont quitté pour d’autres groupes ou d’autres religions. Comme président de la FECAM, j’ai ressenti une espèce d’impuissance face à la montée de ce que j’appellerais aujourd’hui «le phénomène Béthanie»… Ce fut pour moi une période très difficile car je me suis senti très mal outillé pour faire face à cela…
A-t-on vraiment initié des actions, des réflexions sur cette situation? Aujourd’hui, j’ai bien conscience que nous avons un peu manqué notre coup sur ce chapitre. La parabole de la «Brebis égarée» est bien édifiante à cet égard…
 
L’Action Catholique date de plusieurs années maintenant. La méthode du VOIR, JUGER, AGIR qui a vu son extension avec les concepts ÉVALUER et CÉLÉBRER devrait certainement faire l’objet d’une remise en question. Moi je me sens plus à l’aise de parler de la «Théologie de l’action». C’est une perspective plus englobante et plus générale.
 
Je crois effectivement que vivre sa foi de manière plus active en essayant de réfléchir et de poser de actes concrets qui visent à transformer le milieu dans lequel on vit devient un mode de vie. Plusieurs réflexions, aussi bien au MIDADE, à la JEC, à la JOC et dans d’autres mouvements qui utilisent la Révision de vie comme approche ont certainement fait avancer la réflexion. Il serait très utile de faire le point sur les apports qui y ont été faits afin de voir comment on peut en tenir compte dans l’application de cette approche commune aux mouvements d’Action Catholique.
 
Je crois, pour avoir côtoyé de près d’autres mouvements qui n’ont pas pour méthode la Révision de vie, qu’il est possible de parvenir à un engagement tout aussi dynamique et significatif. À mon avis, ce qui devient inquiétant c’est la montée en puissance des pratiques liturgiques communes à plusieurs groupes d’illuminés qui ont recours à un syncrétisme bizarre (imposition des mains, transes, prières hystériques…). Il y a une réflexion fondamentale qui devra être initiée quant à l’existence de certaines façons de faire qui seraient susceptibles d’occasionner des schismes en faisant naître une pensée sectaire dans notre Église. Je crois qu’il est dangereux de laisser-faire, de laisser-aller les choses de la sorte.
 
À mon avis, un des actes manqués à Akébé et dans nos différents groupes, est de n’avoir pas été vraiment à l’écoute de ceux et de celles qui ne se retrouvaient pas dans notre façon de faire. Je suis convaincu qu’il y avait certainement des actions à mener, une oreille à tendre aux personnes qui nous ont quitté. Mais c’est sûr que le temps nous a certainement manqué… Je pense à N. P.,à M. G, à R. C, à la famille D et à bien d’autres personnes… Nous n’avons peut-être pas bien compris leur différence et leurs intérêts.
 
L’une des remarques qui nous a toujours été faite est de ne pas mettre l’accent sur la prière, ou plus généralement, sur la spiritualité, comme si l’action n’avait pas d’ancrage spirituel. Je crois simplement que nous avons manqué de pédagogie pour expliquer avec plus de conviction et de détermination ce qui était le moteur de notre action : notre attachement au Christ. Le lien entre les actions transformatrices et la foi en Jésus est chose évidente pour nous, mais ne l’est certainement pas assez pour d’autres. Je crois qu’il y a là un travail de concertation à mener dans tous les mouvements d’Action Catholique qui doivent rendre plus explicites le lien vie-foi et faire ressortir d’avantage «l’explicitement spirituel». Dans ce sens, je crois que la célébration des actions est une piste assez importante à systématiser. Mais il y a encore des démonstrations de ferveurs chrétiennes à faire…
 
La différence dans la pratique de notre foi en Jésus est loin d’être une mauvaise chose. Il existe certainement plusieurs manières de vivre les promesses de son baptême. C’est surtout l’absence de dialogue qui est plus destructeur que tout autre chose. C’est de là, à mon avis, que la «Communion» prend tout son sens dans la communauté et dans l’Église en général. Même si tous les chrétiens sont coresponsables de cette communion dans l’Église, ce rôle, comme tu le soulignes si bien, incombe au prêtre et, dans certains cas, à des laïcs désignés par la communauté.
 
Mais là encore, le catéchisme traditionnel n’aborde pas les aspects de ce genre, c’est bien dommage!
 
II. Prêtre au service de la communion
Je trouve que dans ton livre, tu nous donnes un peu plus le sens et le rôle du travail du prêtre au service de la communauté. Ce n’est pas toujours de cette manière que l’on perçoit le rôle de celui à qui la communauté confère tant de pouvoir! En général, je n’ai jamais perçu que les Prêtres que j’ai côtoyés (mis à part quelques uns) avaient le souci de la communion dans la communauté. Je crois surtout qu’ils se percevaient comme des responsables de l’organisation de la vie paroissiale, sacramentelle et de la gestion des affaires courantes dans la paroisse dont ils avaient la charge. Tu en fais très largement écho dans le livre d’ailleurs.
 
Dans les mouvements de jeunesse (CV-AV, JEC, JOC), les Prêtres, comme les Sœurs et les Frères d’ailleurs, ont toujours eu beaucoup de pouvoir et d’influence… Il faut dire qu’ils ont une position qui leur en donne. Ils ont tous une voiture et ce n’est pas rien dans notre contexte car il faut bien se déplacer pour accomplir certaines tâches bien précises. Ils sont écoutés par les autorités de l’Église et de l’État. Il faut qu’ils soient consultés, et qu’ils soient aussi d’accord avec les décisions qui sont prises, sinon, on court le risque de les voir se retirer du projet ou de l’activité et cela peut être compromettant pour la réussite de ce que les laïcs envisagent… Et puis, plusieurs des chrétiens ont un complexe d’infériorité vis-à-vis du curé, de l’aumônier ou de l’aumônière… En tout cas, les exemples sont nombreux… Que faire pour faire en sorte que le Prêtre, la Sœur ou le Frère joue vraiment son rôle et que les laïcs se sentent plus valorisés? Y-a-t-il des actions précises à mener? Faut-il former davantage les laïcs? Je n’ai pas de réponses à donner à toutes ces questions. Mais c’est tout de même un problème, car malgré tout ce que l’on peut bien dire, il faut tout mettre en œuvre pour que les rôles soient bien définis au sein de la communauté chrétienne. Il y a certainement lieu d’envisager une réflexion sur le rôle des Prêtres, des Sœurs et des Frères dans nos communautés chrétiennes, surtout qu’il faut se dire qu’il y en aura de moins en moins…
 
«Prêtre au service de la communion» est-ce une approche que tu envisages d’approfondir et peut-être par rapport à laquelle tu veux initier une réflexion concrète ? Penses-tu qu’il est réaliste de croire que nous pouvons penser à élargir la réflexion en nous orientant vers un travail qui porterait sur le rôle des aumôniers et aumônières dans les mouvements d’Action Catholique? Je vois que c’est une perspective qui pourra aboutir sur la réalisation d’un ouvrage collectif. On pourra interroger les jeunes et les adultes sur leurs perceptions du rôle du Prêtre, de la Sœur ou du Frère dans leur communauté. Je crois qu’il sera plus réaliste de croire qu’on pourra amener les gens à réfléchir sur ces aspects très concrets. Qu’en penses-tu? Sache que je serai très intéressé à élaborer un questionnaire qui pourrait nous servir de point de départ dans ce projet.
 
D’un autre côté, il y a également une action très précise à initier auprès des aumôniers et aumônières. Il est possible d’envisager qu’on puisse également les amener à réfléchir sur la perception qu’ils ont eux-mêmes de leur rôle dans la communauté. Je ne crois pas qu’il y ait un livre qui traite de cette question. Tu pourras effectivement concevoir un questionnaire à diffuser aux aumôniers et aumônières. Qu’en penses-tu?
 
Enfin, l’aspect relatif au complexe d’infériorité senti ou vécu par les laïcs vis-à-vis de l’aumônier ou de l’aumônière peut être pris en charge par Georgette. Le fait que les laïcs se sentent moins outillés, moins formés, le fait qu’ils voient en ce Prêtre, cette Sœur, ce Frère, un personne sacrée dotée de pouvoirs spéciaux… tout cela peut être exploré sur un plan purement psychologique. Qu’en penses-tu?
 
III. Dogmes et pratiques chrétiennes
Je crois que les laïcs que nous sommes avons besoin d’être éclairés sur un certain nombre de croyances ou de faits qui relèvent plus des lois et règlements de l’Église que de l’Évangile. Il y a très peu d’informations qui sont données à ce sujet, ce qui fait que des simples règlements ont force de parole d’Évangile. La dernière partie de ton livre éclaire à bien des égards sur  certains aspects comme le célibat des Prêtres.
 
Alors pour poursuivre la réflexion, l’une des suites à donner, à mon avis, serait certainement de produire un livre qui explique aux chrétiens et notamment aux jeunes ce qui relève de l’Évangile et ce qui relève des lois provenant de la curie romaine.
 
C’est vrai que cette dernière proposition serait une mission très ambitieuse car il faudra lire, se documenter et faire tout un travail d’élagage afin de présenter un ouvrage assez intéressant… En tout cas, cela peut devenir le projet de toute une vie…
 
En conclusion
J’ai lu ton livre avec beaucoup d’intérêt et je crois que je peux dire que je suis très fier de ta réalisation. Je sais, pour avoir vécu avec toi presque tous les jours, que chaque partie de ton livre aurait fait l’objet d’un livre entier, tellement ta vie à Akébé et au service des mouvements a été très intense!
 
Mais sache que je crois que ce que tu as vécu au Gabon te prédispose maintenant à faire autre chose en France. Tu viens de terminer un livre et je pense que tu ne peux t’arrêter en si bon chemin. Il y a des suites à donner à ton premier livre. Je te suggère certaines pistes. Te connaissant, je crois que tu as certainement pensé à quelques projets.
 
Pour les jeunes que tu as accompagnés durant plusieurs années, je crois que tu as une merveilleuse occasion de leur proposer des axes de réflexion et d’action à travers la production de fascicules de formation sur la Révision de vie. Par exemple, je crois qu’il est très réducteur de définir le VOIR, JUGER, AGIR, ÉVALUER, CÉLÉBRER comme on l’a toujours fait. Je pense que ces cinq concepts méritent d’être définis de façon plus opérationnelle de sorte que les jeunes qui s’initient à cette approche se retrouvent aisément. Ce travail de redéfinition de concept clés de la Révision de vie doit être certainement fait en partenariat avec certains anciens de l’Action Catholique qui ont le recul nécessaire pour interagir et collaborer à la production d’un document de formation qui pourra aussi bien servir à la JEC, à la JOC qu’aux CV-AV et à bien d’autres mouvements d’Action Catholique. Je suis tout à fait disposé à collaborer dans ce projet.
 
Je pense que ce premier travail va nous conduire à définir de manière systémique les contours d’une Théologie de l’action transformatrice. Il y a là un chantier à ouvrir le plus rapidement possible.
Je pense aussi que de là où tu te trouves, il faut nécessairement approfondir le concept de vie en communauté. C’est vrai que plusieurs Prêtres, Frères, Sœurs, Laïcs engagés voudraient bien mettre sur pied des communautés chrétiennes, mais ne savent pas trop comment s’y prendre. Je crois qu’il y a lieu de voir comment mettre sur pied un outils de formation qui aurait pour but d’aider à la mise sur pied des communautés chrétiennes. Je crois que les communautés d’Akébé peuvent intégrer un projet de cette envergure. On parle de manière scientifique et technique de mise au point d’un protocole qui traduit une démarche de mise en place d’une structure. Je crois qu’il faut considérer que ce n’est pas évident pour tout le monde de savoir ce qu’il faut faire pour mettre sur pied une communauté chrétienne. Je pense que là encore, tu as l’expérience avec ce que tu as accompli comme travail avec les communautés d’Akébé… Il serait également intéressant de voir les arrimages conceptuels qui peuvent être fait entre la vie en communauté chrétienne et la notion de Communion. N’est-ce pas la communion entre les membres qui est le fondement de la vie en communauté? Comment peut-on garantir cette Communion?
 
Pour finir, je crois que je t’en voudrais, si tu n’approfondissais pas ta réflexion sur le rôle du Prêtre. Je suis convaincu que l’Église moderne ne retrouvera un nouveau dynamisme que si certaines personnes faisaient preuve d’innovation dans les formules. Nous arrivons à des périodes d’essoufflement de ce que Rome nous a toujours imposé. Alors, il faut sortir des sentiers battus et c’est ce que tu nous offres. Mais tu nous laisses sur notre faim… Il est grand temps de tu prennes la place qui te revient dans l’Église de l’Ile de France et que tu fasses valoir tes points de vues. Au moins tu auras la paix du cœur et la santé, après avoir dit ce que tu penses… Comme dit un proverbe bien de chez nous :
«Ce qui ne se traduit pas en MOTS, se transforme en MAUX».
 
Je te soutiens dans ta démarche et saches que je suis convaincu que tu as une nouvelle carrière qui s’offre à toi. Bonne continuation et ne lâche pas en si bon chemin.
 
Didier Kaba
 
 
____________________________________
 
 
Réponse de Gérard :
 
Les propos de Didier nous invitent à poursuivre la réflexion.
 
Pour aujourd’hui, le 2 juin 2004, je voudrais vous inviter à réagir, et je montre l’exemple, en relevant tout de suite quelques points.
 
 
1. Très rapidement, à la page 2,
Didier emploie un mot que je n’emploie plus (sauf faute d’inattention !) : « sacerdoce ». je me suis expliqué la dessus, au chapitre 15, par exemple. Je crois que nous devons faire attention aux mots que nous employons, qui sont chargés d’histoire, et qui ne sont pas toujours évangéliques.
 
 
2. Plus compliqué, toujours à la page 2,
« Comme président de la FECAM, j’ai ressenti une espèce d’impuissance face à la montée de ce que j’appellerais aujourd’hui «le phénomène Béthanie»… Ce fut pour moi une période très difficile car je me suis senti très mal outillé pour faire face à cela…
A-t-on vraiment initié des actions, des réflexions sur cette situation? Aujourd’hui, j’ai bien conscience que nous avons un peu manqué notre coup sur ce chapitre. La parabole de la «Brebis égarée» est bien édifiante à cet égard… » 
 
Kisito pose la même question : a-t-on fait révision de vie à propos de la secrétaire qui voulait prier à Béthanie et agir à la JEC ?
Sylvère au Rwanda, constate que les sectes poussent comme des champignons.
Le phénomène a commencé à Libreville avec Béthanie. S’il n’a pas commencé exactement avec ce groupe, il a tout de même pris alors une très grande importance.
Toutes ces « sectes », « Eglises éveillées » et autres groupes divers du même genre nous interpellent. En France, à la télé, la semaine dernière, une chaîne a consacré toute une soirée à Landmark Education. Il y a quelques semaines, c’est une gabonaise qui m’a fait connaître, toujours ici en France, « La croix glorieuse de Dozulé ». Bref, il est très facile de multiplier les exemples. Il est plus difficile de répondre à la question de Didier : « n’avons nous pas un peu manqué notre coup sur ce chapitre ? »
 
Comme Didier nous promet un questionnaire pour nous aider à réfléchir sur cette question, attendons le questionnaire. En espérant que les amis qui nous ont quitté pour d’autres églises veuillent bien pendre le temps de nous dire un jour ce qui les a poussé à suivre d’autres chemins.
 
 
3. En page 4,
C’est ici, en fait, que Didier parle d’un questionnaire … !
Didier parle du rôle du prêtre, de la sœur, du frère, dans leur communauté.
On pourra concevoir un questionnaire à double face. Une série de question à poser aux membres de communautés, et une série, en parallèle, à poser aux aumôniers. La comparaison entre les réponses sera sûrement intéressante !
 
 
 
4. Toujours en page 4
Une question posée aux psychologues …. Pour ceux qui ne le savent pas, Georgette est spécialiste en la question. Mais elle n’est pas la seule spécialiste… La parole aux psychologues !
 
 
5. Fin page 4 et début page 5
« Produire un livre qui explique aux chrétiens ce qui relève de l’Evangile et ce qui relève des lois provenant de la curie romaine… ». Effectivement, c’est un travail de surhomme ! Mais il a déjà été fait. Les historiens ne manquent pas. Les bibliothèques sont pleines. C’est peut-être encore le travail du psychologue que d’apprendre aux uns et autres comment on acquiert l’esprit critique…
 
 
6. Conclusion
a) J’ai déjà fait, dans le temps, un fascicule sur la Révision de vie… Je peux le revoir, et s’il y a des amateurs, « nous » pouvons le revoir….
b) Pour l’instant, mon souhait, sinon mon projet : faire connaître à un maximum de personnes, la joie que l’on connaît dans les petites communautés chrétiennes à taille humaine. Je ne parle pas de mon livre à toute heure du jour et de la nuit, mais depuis le mois de mars, nous avons tout de même eu l’occasion, avec des membres du RAJA-France, de la Coordination, et autres, d’animer trois soirées autour du livre, c’est à dire autour de « la joie de vivre en communauté ». Au Kremlin Bicêtre, à Hesdin l’Abbé et à Villejuif.
Il m’arrive de faire cadeau du livre à des personnes (à un évêque, tout récemment) qui n’épousent pas forcément toutes les idées qui y sont développées. Mais comme elles le sont à partir de réalités qui ne vont ni contre les mœurs, ni contre la foi, je n’ai pas encore reçu de critique !
c) La dernière idée que je retiens dans la conclusion de Didier, c’est la proposition de mettre sur pied un outil de formation qui aurait pour but d’aider à la création des communautés chrétiennes.
Voilà un beau travail pour les prochaines vacances. C’est pour bientôt. Et il faudra sans doute un peu plus de temps que le temps des vacances.
 
Gérard Warenghem
 
 
 
 

Partager cet article

Repost 0
Published by Gérard Warenghem - dans Commentaires
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Joie de vivre en communauté, en Afrique ou en Europe
  • Joie de vivre en communauté, en Afrique ou en Europe
  • : Plaidoyer pour une autre Église et un autre prêtre
  • Contact